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على شرفات الزمن
أقفاحتسي ذكرياتي
هل تعلمين
أني كتبت اسمك
في أغلفة كتبي
عندها سألتني معلمتي
أاسم أم فعل
فقلت :
هو إن شئت اسم
يفنى الوجودوإن شئت فعل
ويبقى هو
حيرتها كما حيرتني أنت
فتركتني
نقشته اسمك هنا
تعال لتنظره
فوق أدراجي
أضع يدي عليه
وكأني أمسكت بك
فلماذا لا تعود ؟
هل أحدثك بما سأفعله
عندما تعود
سأصبح جنية عاشقة
أتعلق بالنجوم .. اقطفها
لأجعلها بناء
أطوف الأرض
لأجلب كل وردة حمراء ..
سأجعل من عيني مراكب
ومن أهدابي أشرعة
ومن شفتي ميناء
فإذا أردت السفر ففيهما .. وإليهما
فلن أحملك العناء
فهل ستعود .. ؟
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Il nous arrive tous je pense dans la vie
Que le climat autour de nous devienne gris
On voudrait faire mille et une choses
Sans que notre humeur soit morose
Nos amis semblent nous avoir quitté
On est seul, on n'a personne à qui parler
Même le soleil là-haut ne brille plus
Et la lune, elle ne nous éclaire pas non plus
On n'a même plus le goût de manger
Toutes nos nuits, on les passe à penser
On aimerait bien, pouvoir nous asseoir
En fermant nos yeux, on voudrait savoir
Pourquoi hier il y avait partout du soleil
On souriait à la vie, ce n'était pas pareil
Pourquoi aujourd'hui on se sent rejeté
On ne comprend pas ce qui s'est passé
On voudrait pouvoir nous dire qu'hier n'est plus
Que nous ne serons plus jamais dupe non plus
Au fond on le sait, il ne faut pas rester seul
Quand tout va croche sans qu'on le veuille
Il nous faut lever la tête, regarder plus haut
Et nous répéter que demain il fera plus beau
Ce jour-là on ne doit pas en tirer présage
Le soleil se cache parfois derrière les nuages
Il nous faut être capable de sourire à la vie
Et nous dire, que bien des gens nous aiment aussiClaude Marcel Breault, 4 mars 2008
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Je marche dans une sombre ruelle
Éclairée ce soir d'une seule chandelle
Celle d'une affreuse tristesse
Depuis que je ne suis plus cette princesse
Qui avant trouvait du réconfort dans les bras de sa mère
A présent mes pensées sont amères
Et mon cœur se perd.
Je cherche en vain
Ce fameux chemin
Celui qui me fera sourire
Qui m'aidera à reconstruire
Et que d'autres s'amusent à détruire.
Je souhaite que l'on m'éclaire
Qu'on me relève de par terre
Qu'on ne m'abandonne pas
Que l'on s'occupe de moi.
Je veux qu'on ouvre mon cœur
Et que quelqu'un déchiffre mes pleurs.
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Net mezzo del cammin di nostra vita...
Au milieu du chemin de la vie...
Ce vers, par lequel Dante commence la première cantate de La Divine Comédie,
me vient à la pensée, ce soir, pour la centième fois peut-être. Mais c'est la première foisqu'il me touche.
Avec quel intérêt je le repasse en esprit, et comme je le trouve sérieux et plein! C'est
qu'à ce coup j'en puis faire l'application à moi-même. Je suis, à mon tour, au point où fut
Dante quand le vieux soleil marqua la première année du XIVe siècle. Je suis au milieu
du chemin de la vie, à supposer ce chemin égal pour tous et menant à la vieillesse.
Mon Dieu! je savais, il y a vingt ans, qu'il faudrait en arriver là : je le savais, mais je ne le
sentais pas. Je me souciais alors du milieu du chemin de la vie comme de la route de
Chicago. Maintenant que j'ai gravi la côte, je retourne la tête pour embrasser d'un regard
tout l'espace que j'ai traversé si vite, et le vers du poète florentin me remplit d'une telle
rêverie, que je passerais volontiers la nuit devant mon feu à soulever des fantômes. Les
morts sont si légers, hélas !
Il est doux de se souvenir. Le silence de la nuit y invite.
Son calme apprivoise les revenants, qui sont timides et fuyants par nature et veulent
l'ombre avec la solitude pour venir parler à l'oreille de leurs amis vivants. Les rideaux
des fenêtres sont tirés, les portières pendent à plis lourds sur le tapis. Seule une porte
est entrouverte, là, du côté où mes yeux se tournent par instinct. Il en sort une lueur
d'opale; il en vient des souffles égaux et doux, dans lesquels je ne saurais distinguer
moi-même celui de la mère de ceux des enfants.
Dormez, chéris, dormez !
Nel mezzo del cammin di nostra vita...
Au coin du feu qui meurt, je rêve et je me figure que cette maison de famille, avec la
chambre où luit en tremblant la veilleuse et d'où s'exhalent ces souffles purs, est une
auberge isolée sur cette grand-route dont j'ai déjà suivi la moitié.
Dormez, chéris ; nous repartirons demain !
Demain ! Il fut un temps où ce mot contenait pour moi la plus belle des magies. En le
prononçant, je voyais des figures inconnues et charmantes me faire signe du doigt et
murmurer : « Viens ! » J'aimais tant la vie, alors ! J'avais en elle la belle confiance d'un
amoureux, et je ne pensais pas qu'elle pût me devenir sévère, elle qui pourtant est sans
pitié.
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